Combattons la hausse des frais de l’U Carleton!
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le 01 Fév, 2017

Le jeudi 2 février, le conseil d’administration de l’Université Carleton vote pour augmenter les frais de scolarité. L’Université Carleton cherche à adopter à toute vitesse deux années de hausses des frais de scolarité pendant cette réunion pour tenter d’étouffer les voix étudiantes en éliminant l’occasion qui permettrait aux étudiantes et étudiants de se mobiliser contre les hausses des frais de scolarité pour l’année prochaine. 

Les cadres supérieurs recommandent que le conseil d’administration adopte de nombreuses hausses des frais de scolarité, variant de 6 pour cent, pour les étudiantes et étudiants nationaux qui ne font pas de programmes de professions libérales, à16 pour cent, pour les étudiantes et étudiants internationaux des programmes de professions libérales, et ce, sur une période de deux ans. Étant donné que les frais de scolarité annuels moyens pour ces étudiantes et étudiants sont déjà de 8 114 $ et de 29 761 $, respectivement, ces hausses des frais de scolarité se chiffrent à plusieurs centaines de dollars de plus (plusieurs milliers pour les étudiantes et étudiants internationaux!). Carleton envisage de continuer à faire des profits sur le dos des étudiantes et étudiants internationaux en maintenant des frais différentiels xénophobes qui imposent aux étudiantes et étudiants internationaux des frais qui sont 3,7 fois plus élevés pour la même éducation qui est offerte aux étudiantes et étudiants nationaux.

Dans le passé, l’administration de Carleton s’est plainte qu’elle était obligée d’augmenter les frais de scolarité en raison des lacunes de financement gouvernemental. Cependant, lorsque les étudiantes et étudiants de Carleton se sont organisés pour la Journée d’action nationale du 2 novembre, dans le but de demander au gouvernement de financer l’éducation postsecondaire au complet, l’administration de Carleton a bloqué la demande de la population étudiante pour l’amnistie scolaire.

Ce n’est pas une question d’insuffisance de fonds, mais de priorités. Alors que les étudiantes et étudiants de Carleton luttent pour payer leurs frais de scolarité qui sont parmi les plus élevés au pays, la présidente de l’Université Carleton, Rosanne O’Reilly Runte, continue de gagner 407 338 $ par année – en plus d’une allocation de logement de 3 000 $ par mois et un statut donnant droit à des déductions fiscales pour son domicile et son espace à bureau.

Le conseil d’administration constitue l’autorité décisionnelle absolue de l’Université Carleton. La plupart de ses 32 membres sont désignés par le conseil d’administration actuel à un moment quelconque, alors que quatre sièges sont réservés aux étudiantes et étudiants élus, deux aux professeures et professeurs, deux aux représentantes et représentants du sénat, deux au personnel et deux à l’association des anciens. Dix-huit sièges sont détenus par des « membres de la communauté » sans affiliation officielle à Carleton. Ces sièges comprennent actuellement :

- le greffier du Conseil privé du Canada;
- la chef de la direction d’un régime de pension important;
- la directrice générale d’une association athlétique importante;
- une vice-présidente d’une entreprise de construction;
- un ancien maire d’Ottawa qui est maintenant propriétaire d’une concession automobile;
- le chef de la direction de Western Union, la plus importante société de transferts financiers au monde;
- deux chefs de la direction d’une société de conseil;
- le chef d’une importante maison de sondage;
- une directrice du Centre national des arts;

 

Les étudiantes et étudiants de Carleton nous demandent de nous joindre à #CombattonsLesFrais le jeudi 2 février à 16 h à la salle Richcraft de l’immeuble River. Les étudiantes et étudiants manifestent également contre la politique injuste et dangereuse de Carleton sur la violence sexuelle, le parrainage par Carleton du Symposium de l’IRRG (Infrastructure Resilience Research Group) sur la criminalisation de la résistance autochtone aux projets de développement qui exploitent les individus, et le traitement injuste des 4 600 travailleuses et travailleurs du SCFP. Consultez la page Facebook de l’activité ici. Vous ne pouvez pas vous y rendre? Faites connaître votre opposition aux hausses des frais de scolarité en utilisant le mot-clic #UC75. 

À propos de Jenna Amirault

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